Dimanche 24 février 2013 : Eve va très bien, elle est juste fatiguée. Les premières analyses sont négatives (0 amibe et 0 bactérie). Le cc a également été revu. Nous nous reposons chez mes parents à Sarlat, en attendant les derniers résultats d’analyses de confirmation, à la fin de la semaine. Je vous laisse donc une bonne quinzaine de jours avant de reprendre ce « little diary » en Allemagne et « Immer frei mit den antis dabei » (dixit Ideal)! Je vous laisse chercher…

Mardi 19 au jeudi 21 février 2013 : Nous passerons une journée à Mohammedia car un des quatre injecteurs du cc disjoncte de nouveau. Nous dormirons encore aux Grottes d’Hercule (la boucle est bouclée), afin d’éviter les enfants « sauvages » du port de Tanger-Ville. Le lendemain, nous prenons le bateau, après 4h00 d’attente : agence qui se trompe, volontairement ( ?), sur l’horaire, passage au scan du cc, questions des douaniers, retard...Comparatif du prix de la traversée (pour ceux que cela intéresse) : Algésiras-Tanger med = 145 € et Tanger ville-Tarifa = 75€. En Espagne, nous arrivons à un garage escorté par la Guardia Civile qui nous a trouvé en panne au bord de la route ! Nous passons une journée dans les environs de Tarifa pour faire vraiment réparer le problème électrique lié à l’injection (défaut de conception sur le moteur Fiat de 2005). Le coin est très joli, on se dit que nous visiterons certainement ce bout d’Andalousie un prochain été (Cascos viejos de style arabo-andalou, 2 grosses manifestations hippiques internationales dans l’année, les gens sont gentils, el campo es muy bonito…). Puis on remonte très vite vers Salamanque, Burgos, St Geours-de-Maremmes, où nous dînons avec Antoine, Sylvie et les enfants, tous très surpris de nous voir…ahahah ! Notre nuit se termine sur le parking de l’hôpital Pellegrin à Bordeaux…nous sommes prêts pour le rdv de demain matin !

Lundi 18 février 2013 : Eve va de mieux en mieux, mais j’ai peur donc nous prenons rdv au service des maladies tropicales à Bordeaux pour vendredi 22 à 10h30 avec le Dc Pistone. Nous quittons le Maroc hasardeusement et « hardeusement » aussi : nous ne profiterons pas du panorama de l’Oukaïmeden (2650 m), nous ne nous tremperons pas non plus dans les Cascades d’Ouzoud, nous ne reverrons pas la région du Moyen Atlas (Meknès et Fès) et nous ne terminerons pas, comme c’était prévu, par l’est du Rif ! En roulant, chacun pense que l’Histoire de ce pays, associée au maintient de 2 cultures (Arabe et Berbère,) est attachante...mais deux questions s’insinuent dans le courant de nos souvenirs : est-ce que le Maroc est une poubelle à ciel ouvert ? Est-ce que les conditions de vie ont empirées en plus 10 ans ? Je répondrai oui à ces deux questions !! Mais la beauté des paysages et la gentillesse des marocains (quand on ne se trouve pas dans un rapport marchand) dépassent ces deux constatations !! Aux dernières nouvelles, les dirigeants veulent supprimer les « décompensations » sur les denrées de base (exemple : une bouteille de butane vaut 120 dirhams, le gouvernement en paie, ou décompense, actuellement 80 dirhams et le foyer paie le reste, soit 40 dirhams). Je ne comprends pas…90% de la population n’a déjà rien. Gandhi disait « on ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré… ». Autrement dit "Vive la Révolution" !!!!

Samedi 16 et dimanche 17 février 2013 : Stéphane, Corinne et Estéban nous accueillent chaleureusement au cœur de la Medina de Marrakech. Cela fait un bien fou ! Champagne ! Eve se lâche complètement sur la côte de bœuf grillée par Stéphane ! Nous
improvisons un lit dans une des salles d’exposition de l’atelier de Stéphane, où ils habitent pour le moment entre deux déménagements. Nous partageons une très bonne soirée. Eve est d’accord pour se promener le lendemain dans les souks de Marrakech et sur la place Jema El Fnaa pour voir les charmeurs de cobras. Le dimanche soir nous nous quittons un peu tristes. Thomas et moi pensons que l’on aimerait les voir plus souvent. Corine est super sympa, très intéressante et attachante. Stéphane est un vrai peintre ! Pour moi dans l’art, il y a le vrai artiste, qui se renseigne, qui prend le temps d’être différent, original, qui entretient une vraie technique, presque innée et il y a le faux artiste qui juste peinturlure. Les peintures de Steph’, on a envie de les acheter pour les garder rien que pour soi ! Certains d’entrevous connaissent déjà ses sous-marines très réalistes, maintenant sur son nouveau site (stephanebraud.over-blog.com) vous pourrez découvrir les « Portes » et « Pots ». Ce sont de véritables « trompes l’œil » : la matière est très travaillée, les couleurs sont crées. Au final l’impression de pouvoir pousser les portes pour pénétrer dans les Riads ou de renverser les pots, offre une réelle sensation. On refreine son envie de toucher. Gé-nial !! Je remercie également Estéban  d’avoir été gentil avec les filles !

Note pour camping-caristes : on trouve du propane (possibilité de faire remplir les bouteilles françaises pour 13 dirhams/kg) à 13 km de Marrakech, route de Safi (uniquement ici). 

Du mardi 12 au vendredi 15 février 2013 :Petite Eve a vomi 6 fois dans la première nuit. Avec le doliprane la fièvre est tombée mais une diarrhée, type gastroentérite débute le lendemain. Nous lui donnons de l’imodium. Durant la deuxième nuit elle va aux toilettes +10 fois. Elle est très faible, elle s’évanouie, je la soutiens. Une espèce de sale sentiment nous picote, nous endolori tout le corps. A la première heure mercredi matin nous amenons Eve au service d’urgence pédiatrique de l’Hôpital Mohammed VI. Nous sommes rapidement pris en charge par une pédiatre très compétente ! Elle prescrit principalement du Flagyl (métronidazole) et des antispasmodiques. Elle nous précise que si son état s’aggrave, il ne faut pas hésiter à revenir ?!? Effectivement en fin de journée, Eve a du sang dans les selles…nous retournons à l’Hôpital…la même pédiatre (qui n’est pas étonnée de nous revoir) diagnostique une Dysenterie par amibe ou bactérie. Nous sommes effondrés ! Mais il ne faut pas le montrer aux filles qui en voient déjà assez dans ce service d’urgence pédiatrique ! Nous pouvons détailler ce que produit la conduite aberrante, voir meurtrière, des marocains sur le corps d’un enfant…Eve, au bord de la déshydratation, est mise sous perfusion et reste en observation durant toute la nuit (3ième nuit blanche). Je ne la quitte pas une seconde. Je la porte 6 fois, avec sa perche boiteuse de cathéter qui passe pas sous les portes, aux toilettes communes (il n’y en pas d’autre), que je nettoie à 6 reprises, à chaque fois les gens visent mal et ne savent pas utiliser la chasse d’eau…J’en peux plus, je pleure, je pense à Thomas, à Diane qui est une vrai béquille dans ce dur moment. Dans ma tête, je revois Eve courir et rigoler...Un nourrisson hurle toute la nuit à cause d’une occlusion intestinale, des enfants perclus de fractures délirent en français : « ça suffit, ça suffit ». Dans le "dortoir" commun, des mamans se « dévoilent » et me sourient simplement… Avec le traitement les saignements cessent le matin du jeudi (Allah akbar !). Le matin, les deux pédiatres sont formels, c’est une maladie connue au Maroc, ils nous prédisent un rétablissement dans 5 jours ! Une torpeur sordide ne me quittera pas durant tout ce temps ! L’infirmière me précise que c’est mieux d’éviter les « microbes » et de retourner à la « maison ». 5 minutes après cette réflexion, je suis au soleil dehors avec ma petite poule dans les bras pour attendre Thomas et Diane. Je les vois,je craque…just ridiculous ! Je tire 1000 fois mon chapeau, aux praticiens de se service de pédiatrie, pour travailler dans de telles conditions…et le Maroc, c’est juste le début de l’Afrique ! Je me rappellerai de cette nuit toute ma vie ! Le vendredi, Diane pense qu’Eve mangerait de la tarte aux fraises si on en trouvait, elle a raison ! Notre ami peintre prend des nouvelles et insiste pour que nous allions nous reposer chez lui à partir du samedi. Eve et Didi ont envie de rencontrer Esteban (6 ans) !

Lundi 11 février 2013 : Nous décidons de traverser le Haut Atlas. Arrêt à El-Kelaa Des M’Gouna. C’est un village mondialement connu pour sa culture de Rose et plus tristement jugé pour son ancienne prison ou des tortures ont été infligées…Les eaux de roses proposées peuvent avoir différentes senteurs : rose blanche, rose rose fraîche ou séchée. C’est très agréable, elles sentent le propre, le soleil, la poudre de riz de ma mamie…En Remontant vers le col de Tizi-n-Tichka (2260 m)ou nous pensons dormir sur un micro-parking, nous visitons Aït-Benhaddou. C’est un Ksour en terre et roseaux bien conservé rempli de touristes chinois. Au Maroc, les routes de montagne te permettent de pénétrer dans des lieux où en France tu ne te risquerais qu’à pieds ! Il n’y a pas de pont, ni de tunnel, la route colle à la paroi rocheuse de tout en haut à tout en bas, du versant tordu ouest au versant vrillé est. Entre la production de 2 litres d’huile tu peux observer de magnifiques points de vue qui donne envie de s’arrêter et de ne plus bouger en attendant l’ascenseur!

Eve nous parait fatiguée…arrivée au col…elle a de la fièvre (40°c)…c’est bizarre, elle n’est jamais malade. Nous ne resteront pas dans la montagne et décidons de rouler de nuit avec Thom. Nous arrivons à minuit à Marrakech, inquiets !

Dimanche 10 février 2013 : Après avoir dit adieu à nos amis (nous espérons nous revoir au Québec), nous partons faire une excursion dans les Gorges de Todra ou Toudgha pour les intimes…pareil que Dadés : déjeuner à Tamtattouchte sous une tente Berbère, balade dans les canyons…Diane agrandi sa collection de cailloux !

Samedi 9 février 2013 : Randonnée de 7 km dans la Palmeraie de Tinerhir (une des plus belle du Maroc) : nous déambulons à travers champs de haricots verts, de dattiers brulés, d’amandiers blancs, de Kasbas en ruine, nous perdons David, Maxim et Diane se prennent la tête, confection de radeaux que les enfants essaient de suivre dans les canaux d‘irrigation. Enfin bref, nous sommes bien…presque en famille. Nous flânons autour de la place de Tinerhir qui est très animée le soir ! C’est sympa cette ambiance ! Les marocains ici vivent beaucoup la nuit. Florence se fait bousculer par un musulman qui prie au milieu du trottoir…le nez en l’air, la touriste risque une claque en posant les pieds sur un tapis…Le retour dans la nuit ce fait en grand taxi. Merci le numérique car trois pellicules argentique n’auraient pas suffit.

Vendredi 8 février 2013 : Excursions dans les Gorges de Dadés : c’est très beau, malheureusement là où nous aurions envie de faire une petite marche, il y a toujours des boutiques, des hôtels ou des poubelles…Nous nous affalons sur des banquettes, pour manger et pas dormir...dans le village Berbère de Msemrir  chez Hamid Achour. Florence et moi découvrons l’homme Berbère. Ouaouh ! Yeux verts, beau « bronzage », le charme naturel, surtout pas baragouineur et lourdingue comme les « autres » marocains, sa cuisine est bonne et il est très gentil avec les enfants. Il ose parler ouvertement des taxes & décompensations, des salaires, de la coopération dans les villages de montagne, de sa langue Berbère qui est également très belle (tanemirthe = merci, azoul = bonjour), il est curieux et intéressant. Nous aurions été moins échaudés par nos précédentes semaines dans ce monde arabe (« rien n’est sincère et gratuit ») , nous aurions tous accepté sa proposition de dormir dans sa maison le soir même. C’est une expérience que
nous regrettons toujours !

Mardi 5 février 2013: 2 jours de visite à Ouazazate (3 centres artisannaux, Ksar de la Kasba Taourir...). Ah oui j’oubliais, j’ai craqué pour une superbe machine à laver le linge semi manuelle bleue turquoise. Ouf ! Plus de panne de chaussettes et de slips ! Bien sur Thomas m’a posé son éternelle question « Mais combien ça pèse ? ».En quittant Ourzazate pour les Gorges de Dadés et Todrà nous jetons un œil sur les décors de cinéma qui servirent pour le tournage de "Laurence d’Arabie", "Gladiator" et "Astérix et Cléopâtre". Les filles reconnaissent la rangée de sphinx devant laquelle Alain Chabat embrasse Monica Belucci…mais vu d’ici le carton-pâte c’est moins toride ! Mise à part le lac, Ouarzazate, c’est pas génial.

Nuit du 1 au 2 février : Nous savons tous que le Coran interdit la consommation d’alcool dans le verset suivant « Ô les croyants ! Le vin (fruit fermenté de la vigne), le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez » ou quelques choses comme ça…et bien ce soir, Thomas est invité à boire de l’eau-de-vie de dattes (servie à la poche en plastic…elle se dissimile mieux) par le gérant du camping parce qu’il leur a offert un verre de vin ! Ils sont donc 5 hommes (de ~27 à 67 ans) à boire à la marocaine (j’aurais bien aimé gouter, mais il paraît que cela se fait pas dans ce pays). Ils font tourné 1 verre à boire cul-sec chacun son tour…et se racontent des histoires d’hommes sur les filles (vous comprendrez la fin de la phrase comme vous le souhaitez)… ch’t’en ficherai moi des « assis toi mon ami » …Y’ parait que dans l’Atlas, « la terre est folle, tu plantes des graines de tomates, il pousse du kif…dans le Rif !" Ah...Ah…Ah…qu’est-ce qu’ils ont dû se marrer…. Bref il n’y a pas que le verre qui tourne… pffff’, j’m’en fiche, je lis un super article sur Obama…Le lendemain Mr. M. m'a précisé que j'aurai pu venir (thom leurs expliqué m'a profession) et Thomas a constaté que le bouilleur de cru était bon! Nous quittons Zagora pour Ourzazate où nous retrouverons David et ses cannes à pêche, Florence et son camenbert et Maxim et ses avions!

Vendredi 1 février 2012 : Une première nuit sous la palmeraie de Zagora dans un beau camping (dont nous tairons le nom pour les explications du samedi 2 ci-dessus). Nous reviendrons le soir pour profiter encore des youyous et de l’orchestre traditionnel du mariage dans l’hôtel d’à côté…qui dure plusieurs jours ! Nous faisons un aller-retour vers Mhamid, dernier village, moche, avant le Sahara ou du moins les ergs qui le bordent, pour faire une méharée. Non bien sûr, je plaisante juste 1h30 de promenade en dromadaires…Les filles ont choisi Chocolat et Bouéboué qui blatère, qui balanananance. Elles auraient également pu choisir Tarzan, Laurence d’Arabi et Robert de Niro. Diane et moi avons bien rit sur Bouéboué. Eve et Thomas étaient plus sérieux, plus dans la compréhension de l’animal (ça nous change des questions sur le Christ et les femmes voilées)…Cette promenade à travers les dunes sur le dos d’un dromadaire a beaucoup plus aux filles ! En fait nous nous sommes dit qu’elles pourraient supporter 3 jours d’excursions en compagnie de ces animaux ! A voir…Thomas et moi avons préféré le Sahara Tunisien il y a quelques années.

Le retour vers Zagora, il faut que je vous explique. Le cadre : on commence à connaître (le conducteur peu donc se concentrer…), les villages de terre ocre foncé avec les Kasbas en ruine, l’horizon marron, un gamin qui court sorti-dont-ne-sait-d’où. La route que
dis-je la « presque piste » : un trou, une pierre, un peu d’asphalte, un trou, une pierre, un peu d’asphalte, un trou, une pierre, un peu d’asphalte…vous en avez marre…nous aussi et certainement les habitants et connaisseurs de cette dernière route aussi…Donc…ils ont inventé un jeu…qui fait patienter. Les règles sont simples : « Vous vous trouvez dans 4x4land. Vous devez reliez Mhamid à Tagounite (30km) le long du Jbel Bani, en suivant un ruban de vieux goudron grignoté sur les bords d’une épaisseur de 10 cm. Vous ne pouvez éviter de sortir de la route face aux poids-lourds 4x4 qui façonnent cette voie. Le but : rester sur la route le plus longtemps possible. Précision : la route fait 3 m de large et vous n’êtes pas seul…Patience et intimidation seront vos seules armes. Bon courage ». Après observation des attitudes, voici 2 petites astuces : premièrement ne pas venir avec un cc neuf (on a trop peur) et deuxièmement, il faut le savoir, le marocain mécontent descend de l’asphalte 2 m avant de toucher le par choc du cc…avec un peu de sang froid, c’est gagné. Effectivement nous sommes obligés de faire graviers face à ces gros bouffeurs de gasoil qui déboulent en raid !!





Jeudi 31 janvier 2012 : Visite de la Kasba avec Aziz et Gaëlle. Cela fait 20 ans qu’ils rénovent cet héritage familial (et encore il faudrait recommencer ce qui a été fait au début…le truc de fou) ! Nous apprenons que l’architecture de la Kasba (mûrs épais, tours, créneaux, meutrières en mélange de terre, paille et graviers)permet de résister à l’envahisseur. La Kasba se nomme Irhem, lorsqu’elle abrite des greniers, Agadir lorsque ce stockage est associé à la surveillance d’un territoire, Dar lorsqu’elle sert de maison d’habitation et le Ksar est un hameau fortifié de plusieurs familles qui rassemble toutes ces fonctions. Voilà pour le petit cours dont tout le monde se fout, mais pour une fois que l’on a une explication claire…

Mercredi 30 janvier 2012 : Mouais, pas mal les chutes d’Aâtiq, un peu petites et l’eau est saumâtre. Nous ne nous baignerons pas, d’autant plus que nous avons mal dormis à cause de rodeurs (malgré le poste de la gendarmerie royale à proximité du parking). Des enfants omniprésents nous arrachent la protection en plastique d’une serrure de la soute. Thomas leur souffle dans les bronches, il a raison de leur parler de la police. Du coup nous nous payons un camping (La Palmeraie) dans le jardin d’une Kasba à Agdz au pied du Jbel Kissane. Nous buvons notre première bière depuis 7 jours (ouch ! 25 dh la canette de 25 cl) sous les étoiles et les « cricricris » des mygales (comme dit Didi trop fatiguée)…je vous laisse réfléchir…

Mardi 29 janvier 2012 : Après un déjeuner (encore un tajine à l’os…), nous nous préparons pour une randonnée dans les grottes de Messalit. La plus grandes des grottes parcourait jusqu’à 10km sous terre (elle fut condamnée car les visiteurs s’y perdaient). Encore une
paysage extraordinaire. C’est comme si une catastrophe naturelle avait décalotté les grottes des Demoiselles dans le Gard. Des stalagmites et ‘ tites, des méduses, des colonnes, des vasques à ciel ouvert. La présence de l’eau…partout, mais elle n’est plus là…du coup on prend conscience du manque d’eau et de ce qui pourrait arriver dans le futur...Au bout d’une heure de découverte je deviens de plus en plus triste. C’est un sanctuaire. Celui de Tata qui ne coule plus depuis des années et dont personne ne prend soin : des détritus en tous genres jonchent le sol, des stalagmites sont découpées, arrachées, le carbone des barbecues a noirci ces sculptures millénaires ! J’en veux beaucoup à ce roi qui n’entretient que ses palais…

Lundi 28 janvier 2012 : Nous quittons le camping d‘Amtudi (2 nuits 100 dh sans électricité). Après un déjeuner à Icht nous rencontrons nos premières dunes. Les blondes roulent. Nous détalons après avoir repéré des ondulations incrémentées…iargleu, des serpents doivent habités prêt de l’arrête rocheuse qui surplombe les dunes…Arrivée au camping de Tata, nul.

Dimanche 27 janvier 2012 : Visite d’un des agadirs d’Amtudi, vieux greniers communautaires fortifiés qui servaient également de refuge en temps de guerre Arabes-Berbères. Nous laçons nos chaussures de rando car nous devons grimper 300 m de dénivelé (45 mn) dans un chemin caillouteux pour atteindre l’agadir du 12ième siècle en équilibre sur son promontoire. La lumière habille la paroi d’or et l’endroit est étrange. Cette étrangeté est accentuée par le discours du guide qui nous dit que seulement des hommes et des femmes ont vécu pendant 400 ans dans l’agadir à l’abri de la guerre. On se regarde avec Martina et Roger, un couple de suisse-allemands
sympas avec 2 petits suisses (elle est facile) que nous avons rencontrés. Heureusement ils parlent aussi allemand, anglais et
français…ils sont forts ces suisses.

« Mais il n’y avait pas d’enfants ? » dis-je,

« non », nous répond le guide… 

« 400 ans, sans enfants, ça ne marche pas » dit Martina…

Le guide sent bien qu’il est sur une pente glissante…difficile de parler de la sexualité et de la consanguinité?…comme lorsque qu’il nous dit « Madame, prend peintures rupestres pour une photo » et que Thomas lui répond « elles ont 5 ans, ces peintures rupestres »…difficile aussi de parler de la multitude d’arnaques dont vivent certains marocains? Bref, le site est grandiose, nous n’avons jamais vu ce type de construction avant. C’est un maelstrom de greniers à grains, de chambres, de poulaillers, de citernes, le tout protégé d’une haute enceinte, moulée dans la montagne, et de 4 tours de garde. Ils avaient de la maestria les architectes de l’époque.

Un petit piquenique et nous continuons la randonnée vers les gorges d’Id-Aïssa sans le guide. Au début, le village berbère est « bofbof », puis nous traversons les jardins ombragés sous la palmeraie : on grignote une datte, on sent l’odeur suave de la fleur blanche de l’amandier à côté du laurier rose, on écoute le joli chant d’un petit oiseau à gorge jaune citron perché sur l’abricotier, on se rafraîchi avec l’eau des canaux d’irrigation que nous suivons et tout à coup on se rappelle qu’il y a un agadir du 9ième siècle à voir dans les environs…on lève la tête pour l’apercevoir à travers les branchages…et là on constate que c’est le début des gorges d’Id-Aïssa! C’est très beau ! La randonnée continue dans le lit de l’oued à sec. Les cailloux se transforment en blocs de granites aux nuances de gris et ocres, la palmeraie s’éclaircie et laisse enfin place au lit de la rivière de plus en plus humide jusqu’à la cascade ou nous nous baignons dans les gueltas. C’est une superbe randonnée d’une journée, culturelle, ludique pour les enfants et les parents …je vous laisse regarder les photos…

Samedi 26 janvier 2012 : Nous quittons Cerise etChouchou (mais noooon ce n’est pas un couple d’homosexuels qui tiennent le camping), les deux tortues de terre du camping Bab Sahara. Nous prenons une dernière fois de l’essence (essence de contrebande possible…) car il n’y a plus de station « remplie » avant Tata, soit 245 km + 62 aller-retour, pour visiter Amtudi et Id-Aïssa. Nous longeons les arrêtes des Jbels de l’Anti-Atlas, sorte d’épines dorsales de dinosaures fossilisés. Des montagnes caramel, des montagnes chocolat, des montagnes pain d’épices…griffées par le râteau d’un géant. Elles s’effritent, elles s’aplatissent petit à petit et se transforment en désert de gros blocs, de galets, de pierres, de cailloux, de graviers, de sable, de poussière…le désert…

Un trés bon anniversaire à Papi!! Et merci pour les photos que les filles ont régardé longuement.

Jeudi 24 janvier 2013 : Un petit tour à Aglou Plage où nous rencontrons Mohamed, le tenancier d'un petit boui-boui, où nous goutons un tajine de bouc (le mâle de la chèvre et pas la crevette grise comme je le croyais). Nous discutons des 17 policiers de Tiznit qui sont condamnés à 3,5 ans de prison (pas assez selon les habitants de Tiznit) pour corruption et agressions d'habitants. C'est une victime (90 ans...plus rien à perdre) de cette organisation qui a osé parler! C'est trés rare que quelqu'un souhaite témoigner nous dit Mohamed. Il me demande le prix du smartphone sur lequel nous lisons les nouvelles (Tizpress.com)...j'ai honte...Puis, nous quittons Tiznit et nos amis (qui restent sur la côte vers Mirlef et Sidi Ifni). Nous espérons nous revoir au  cours de notre voyage. Nous resterons 2 jours à Bou Izakarne, dernière ville digne de ce nom avant Tata qui est aux portes du Sahara Marocain. Durant + de 5 jours nous n'aurons plus de connection internet, ni de téléphone. Aujourd'hui nous ne faisons rien : les filles écoutent les contes marocains, lus par le gérant du camping, Thom re-fixe sont parchoc de roue avant gauche et moi je fais vivre le site...à dans une semaine.

Dimanche 20 janvier 2013 : Après avoir passé une nuit dans un camping (c’était plus sur), nous quittons les superbes montagnes de granite rose. Les blocs qui s’en sont détachés, restent en équilibre. L’érosion leurs a donné des silhouettes animales. On se croirait dans un décor de BD de fiction d’Herman, ou le héro, se retournant une dernière fois, surprendrait, tout d’un coup, ces animaux de pierre, jusqu’à cet instant immobiles, entrain de se mouvoir! Nous continuons de décor en décor : sur le plateau le granite devient couleur chocolat, son relief imitant la croûte de pain trop cuite puis c’est le début des gorges d’Aït-Mansour…é-pous-tou-flant ! Encore une fois, c’est un vrai décor de cinéma : ici western à travers le défilé, là-bas film d’aventure dans la palmeraie verte…Nous avons de la chance l’unique « emplacement » (à peine 10 places) est vide ! Nous y passeront la nuit à 8°C. Le lendemain nous retournons à Tiznit en passant par des paysages étonnants, rouges, minérales…on ne vous l'a pas dit, mais nous avons pris un aller-retour pour Mars…

Samedi 19 janvier 2013 : En direction de Tafraoute, nouvelle séance de gym tonic des bras (eeeet un, tu lève le bras droit pour dire bonjour au péquin qui marche au bord de la route, eeeet deux, tu lève le bras gauche pour faire un signe au cc qui reviennent, eeeet un, eeeet deux…. .Tafraoute, capitale de la BTT (Babouche Tout Terrain), marque ainsi sa culture de la randonnée. 
Florence et moi proposons un hammam local aux enfants et aux papas. Pas de gardien en vue, David décide de rester surveiller les 2 cc. Au moment de payer (15 € pour nous 6) nous constatons que la vapeur est produite par une énorme chaudière à bois (…ressemble un peu à celles qui alimentent les colonnes de distillation du rhum en Martinique…) et que l’entrée du hammam femme (nous laissons Thomas et Maxime de leur côté) est bien sombre…tient, cela ne sent pas l’eucalyptus…Florence, complètement à l’aise, entre nue dans le cœur du hammam…les filles et moi faisons pareil…La dissipation de la vapeur laisse voir nos culs blancs et notre démarche hésitante…légers rires moqueurs des habituées…Qu’à cela ne tienne nous faisons comme elles en nous asseyant par terre (et là tu regrette de ne pas avoir ta culotte…). La fatma de l’accueil arrive à poil, s’assoie à côté de nous jambes écartées, pour nous faire le gommage avec le typique gant de crin en plastic…mais l’agitation de mes impressions cachées derrière mon masque « d’habituée », furent trop fortes et la fatma compris qu’il lui « manquait » sa culotte ! En la voyant Repartir, sa « forme » s’est inscrite dans ma rétine, je peux donc facilement vous la décrire : cheveux longs-blancs-décolorés-au-henné, visage ridé avec un damier inférieur en avant, surplombant un menton poilu. Les tétons au niveau du nombril, une hanche plus haute que l’autre (Féliciiiie auauauaussi…), les fesses également trahies par l’apesanteur et un genou à 90° qui la faisait boiter. Eh bien oui oui oui, la représentation que vous avez actuellement dans la tête est juste, il faut juste rajouter un flou à la "Hamilton" pour les vapeurs. Les filles me demandent « c’est elle qui vas nous
gommer ? ». Je n’ai pas répondu, mais c’est en mère courageuse et voulant connaître ce qu’elle s’apprête à faire subir à ses filles, que je me laissais « scalper » intégralement. Et bien figurez-vous qu’il n’y a  pas que les caméléons et les nudistes des années 70’ (voir + bas) qui peuvent changer de couleur ! Pour éviter que je ne bouge de trop, elle a fini par me coincer la main gauche entre les bourrelets de son ventre et un de ses seins. Comment vous décrire ce contact…c’est un peu comme si vous mettiez la main (doigts légèrement écartés…n’ayons pas peur des sensations) dans un pot de gelée anglaise…mais chaude, la gelée. Enfin bref nous avons bien rit et nous sommes ressorties avec autant d’énergie qu’un spaghetti trop cuit!! David ne s’est pas non plus ennuyé : iI a été secoué dans son cc par un gars qui voulait « vérifier » que ses vélos étaient bien accrochés…saloperie de misère !

 

Jeudi 17 janvier 2013: Arrivée à Tiznit, après avoir vu le centre d’Agadir (trop moderne…ce n’est pas ce que nous cherchons). Ici c’est « tout pour le camping-car » ! Je me suis renseignée pour
changer les tissus « allemands » du cc. Les prix des tapissiers du souk sont moitié moins cher quand France (3000 dirhams, soit ~300 euros).Thomas se renseigne pour des bidons supplémentaires d’essence, des cales de désensablage (nous attaquons bientôt le désert…). Evidemment nous croisons vendéen, charentais etc.… Cela fait bizarre de parler de la France. Ils sont tous étonnés de voir deux familles avec enfants à cette période. Les filles sont de plus en plus concentrées pour faire les devoirs, ça roule ! Elles ont enfin pris l’habitude de voir, troupeaux de biquettes, dromadaires, enfants curieux, cascades à quelques mètres de leurs fenêtres de classe !

Lundi 14 janvier 2013 : Nous partons nos nouveaux amis! Les filles sont trop contentes et nous aussi. Nous nous suivons donc de plages de surf en plage de surf. Nous écoutons le premier témoignage contre le roi (très rare) : « les 300 palais du Roi à entretenir toute l’année, ça coute trop cher au peuple. Tu sais il faut 365 millions de dirhams par an ! Ici certaines personnes ont très faim. Il faut que cela s’arrête ! » . Nous payons également le parking 25 dirhams pour les 2 cc à la sortie de Taghazout à un homme que nous supposons ne pas être le vrai gardien, mais ici il faut payer pour être tranquille…c’est ce que n’ont pas compris les 2 allemands à côté de nous, qui se sont fait caillasser leurs cc par ce faux gardien mécontent d’avoir été éconduit.

Nous décidons d’aller voir la Vallée du Paradis, prénommée ainsi par les Hippies des années 70’, qui remontaient vers Imouzzer, nus ! Je ne vous raconte pas les « écrevisses » à l’arrivée aux cascades. La journée il fait très chaud et le soir il fait très froid. C’est l’antichambre du désert. Je trouve parfois le Guide du routard un peu trop jovial quand à l’accueil et au décor naturel : ici les cascades ne sont qu’un filet d’eau de 100 m de haut (il est vrai qu'il n'a pas plu depuis 3 ans). Par contre les étages de végétation sont bien Marqués : dans la plaine l’eucalyptus côtoie l’arganier, puis durant l’ascension les pins les remplacent et sur les hauteurs et le plateau poussent des genêts, des amandiers en fleurs, de la garigue. C’est étonnant on se croirait dans les Baux de Provence !…Nous nous baignons, nous bivouaquons autour d’un feu, c’est ce que nous attendions du Maroc !

Vendredi 11, samedi 12, dimanche 13 janvier 2013 : Nous passons l’énorme port de phosphate de Safi et nous nous installons dans un « super » camping proche d’Essaouira pour le ravito et les lessives (H²O chaude). La grande nouvelle, c’est que nous avons trouvez une famille comme nous : Florence, David et Maxime (7 ans) ! Ils sont très trés sympas. Du coup nous visitons Essaouira, nous faisons le marché d’Had-Draâ, nous mangeons le couscous ensemble. Nous sommes très heureux de les avoir rencontrés. Les filles sont complètements ravies d’avoir un copain qui parle bien le français. Nous partons malheureusement le 14 après les devoirs mais nous pensons déjà nous revoir durant notre voyage…et après !

Mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 2013 : Nous passons donc Rabat, Casablanca et El Jadida que nous connaissons déjà. Nous abordons enfin les plages de Surf. Premier arrêt à Azemmour. La côte est très belle, sauvage. Ici la force de l’Océan s’exprime pleinement : le fracas des vagues, les odeurs d’iode, le sel sur la peau, le soleil lumineux dans un ciel bleu sans nuage…j’adoooore ! Après les devoirs, visite de la médina le matin, les odeurs de pain nous accueillent.

Deuxième arrêt à Oualidia (pour deux nuits aussi). Encore l’Océan très présent à tel point qu’on le mange…oursins, soles, sardines, araignées, langoustes grillées sur une plage magnifique, le tout pour 330 dirhams soit moins de 33 euros pour 4 (le pain et salades de tomates compris)!

Troisième arrêt à la plage de Lalla-Fatna. Pareil, les contrastes des couleurs, bleu du ciel, vert émeraude de l’océan, ocre du sable…la langueur nous prend…tout est prétexte à trainer…les petits oiseaux qui chassent les vers de sables sur le shore break, sans jamais se noyer…des petits cailloux qui tombent de la falaise à cause des
moutons au dessus…les filles qui font des châteaux…

Lundi 6 janvier 2013 : Nous prenons la route pour visiter Asilah avec les vélos. L’ancien fort portugais et la médina blanche et bleue sont très jolis. Egalement très bon accueil sur le parking cc et dans la ville. Après le déjeuner nous continuons notre route vers RABAT…tout va bien jusqu’à Larache, puis tout va bien jusqu’à Barga, je vais bien tout va bien, le cc va bien, je vais bien… Sur la « route » P4214 tout de même une légère insistance dans les yeux des gens…un peu plus loin, nous sommes obligés de ralentir à cause des passages boueux (Thom perd un petit kilo), des ornières hautes comme les pneus (vous sentez la tension qui monte?), dû coup à 10 km/h, des troupeaux de gamins nous courent après en réclamant à manger, des stylos, des bonbons, des dirhams…heureusement que nous n’avons pas de porte-vélos, sinon nous en aurions encore un d’accroché…et là c’est le drame, des enfants déçus nous caillassent
le cc (ils feraient mieux d'aller se coiffer). Donc nous ne nous arrêtons pas, nous écrasons une poule (il existe une justice tout de même…) et après plusieurs villages du même genre nous reprenons la bonne vieille nationale !

Le soir, arrivée à Salé (à coté de Rabat). On rentre dans la médina par erreur, Gasp ! Pas la place pour un cc ici ! Vite nous retrouvons la sortie mais le camping qui a été détruit. Désespoir…Nous traversons donc Rabat pour le camping suivant à 15 km. Il 22h00, les filles ont faim…On fini par trouver le camping à Tamara-Plage, parce qu’on nous l’indique. Il est à l’abandon mais le « gardien » veut bien nous laisser dormir. OUF !

Samedi 5 janvier 2013 : Arrivée au camping (en face de l’hôtel Le Mirage) à 2h00 du mat’, un hamburger (beurk) et au lit. Eh oui, il est ouvert : 24h00/24h00, 365J/365j ! Plus tard dans la matinée, il fait 25°C : Rhâaaa Lovely…Nous allons voir le Cap Spartel, mélange presque violent des eaux de l’Océan Atlantique et des eaux de la Mer Méditerranée. Nous visitons les grottes d’Hercules, c’est sympa, les blondes ont droit à leurs premiers bisous mais nous refusons les photos…hô hô hô. Du coup les filles ont droit aux petites histoires de la mythologie grec, notamment Hercule et Diane (Artémis) découvre qu’elle est la fille de Zeus…depuis elle ne se sent plus…

Vendredi 4 janvier 2013 : Mais qu’est-ce qu’ils foooont dans ce Pays ?? Les douaniers gesticulent et parlent forts, les sodas (ados en verlan) traversent la route en grappes courantes, des charrettes moyenâgeuses tirées par des chevaux du même âge, dont seuls les yeux sont laissés visibles par le chargement débordant, roulent sur les nationales, les mioches désœuvrés, des campagnes, caillassent les cc…RONDUDJU (disait Prunelle dans Gaston Lagaffe), les femmes qui n’arrêtent pas de bisouter la goule d’Eve, les gens qui réclament, réclament, réclament comme un écho incessant, les faux guides…STOOOOP !! On m’avait dit que le Maroc avait changé depuis notre dernière venue (~15 ans). Je ne crois pas. En fait les villes ont grossi, les écarts entre populations pauvre et riche aussi. Maiaiaiais les paysages et l’accueil de certains marocains (commerçant et 40 ans et +) sont très très agréables !

La dernière remarque...

Mais dans quel pays a-t-il trouvé son "K-way"??

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