10 au 12 juillet : Pendant 2,5 jours nous travererons l'état de l'Oregon puis l'état de Washington. Nous prendrons juste un peu de temps pour regarder de plus prêt la superbe forêt labyrinthique de Redwood National Park: flash back dans le jurassic, les arbres sont les plus haut de la planète, les rivières sont couleur émeraude sur leurs galets gris, les fougères sont démesurément déployées, la mousse est épaisse et les trèfles font la taille d'une paume de main adulte. Nous quittons donc la Sierra Nevada pour Cascade Range, le Mont Hood (3424 m) ressemble au Kilimandjaro en plus petit, Mont Shasta (4317 m), puis le Mont Rainier (4392 m) and so on...Tous enneigés, beaux, nous ne les verrons que de loin! Dommage! Idem pour les villes. A Portland Diane nous demande si c'est une sorte de gros futuroscope, Seattle donne envie de s'arrêter au bord des marinas, à l'ombre des grattes-ciel et de découvrir sa vie nocturne trépidante. A Blaine, la frontière...

8 au 10 juillet : Nous rejoignons le KOA campgroung de Petaluma ou nous receptionnons les nouveaux connecteurs et le Kit de cables. Merci encore une fois à mes parents et à M. Touzalin du garage "Aventures 79" de Chauray, qui nous à envoyé les filtres à huile et à gazoil introuvables sur tout le continent nord-américain. Nous disons au revoir aux Québecquois qui doivent être pile dans la toquante avec la roulotte motorisé (vous vériez la taille de la roulotte...) à Seattle pour une petite croisière en Alaska. Nous retournons voir Marty à The Garage qui nous vérifie une dernière fois tout et c'est parti pour Chilliwack à l'est de Vancouver au Canada. Là-bas nous devons rencontrer Ralph Van Woerden (propriétaire du garage Automotive Repair). Il aurait une malette diagnostique qui lit les données des vans fiat. Comme les autoritées US préfèrent que nous ayons un accident, nous roulons trés vite jusqu'à la frontière.

3 au 7 juillet: Le lendemain, nous décidons de tester le cc. J’ai les yeux rivés sur le tableau de bord. Rien. Direction la vallée ensoleillée de la Napa (sols sableux et volcaniques). Nous visitons 3 wineries et nous dégustons plein de vins, ne vous inquiétez pas je ne vais les décrire. Globalement, il existe principalement que des monocépages. Le chardonnay et le pinot noir sont excellents. Les autres cépages nobles comme le merlot, le cabernet sauvignon, le cabernet franc, la sysy (syrah) sont travaillés plus légèrement : les vignes sont irriguées et les macérations semblent courtes. Nous avons été déçus par le travail de la famille Suitti (Italien), meilleur winery de l’année 2013. Les vins n’avaient pas de défauts majeurs mais je crois que nos goûts d’européens sont trop éloignés des spécifications américaines. Les vins dégustés comme le Paradiso 2009 (CS+M+2% de petit verdot) serait pour nous un vin de tous les jours ; Sauf qu’à 70 euros, ce n’est pas possible. A l’inverse nous avons été agréablement surpris par le plus critiqué de tous, Mondavi et par les Kenwood Vineyards dans la Sonoma. Cette dernière est une petite propriété où néanmoins on nous a interdit de faire sentir aux filles. C’est interdit par la loi. Bien sûr ils préfèrent laisser boire des sodas bourrés d’additifs non naturels à leurs enfants et les intoxiqués avec des viandes gonflées à l’eau et saturées d’antibiotiques et d’hormones. 80% des aliments ont des sels minéraux et vitamines ajoutés tellement la population n’ingère plus assez de légumes frais et d’eau de diverses sources. Inutile de préciser que nous payons plus cher des viandes de race avec la certification USDA sans antibiotique et sans hormone. Manger sans OGM est quasiment impossible. Je ne sais pas à quoi vont ressembler les générations futures si les gouvernements ne proposent pas un changement d’alimentation radicale. Nous découvrons également les vins de « Ménage à Trois », « Folie à deux », nous cherchons aussi  « tripotage en solitaire » et « partouze à douze », mais n’avons pas trouvé ! Le show must go on durant les visites de wineries…ils ne peuvent pas s’empêcher. Enfin nous ce soir on déguste une Pilsen Urquell bien
fraiche (prononcé ourkvelle). La bière préférée de Thom, une tchèque, avec un bon camembert dégoulinant (10$) devant le concert du state park de Sonoma, «...and put a lime on a coconut..."

2 juillet: Nous louons une voiture pour rencontrer un officier des services d’immigration des USA à San Francisco (dans Financial District...le seul quartier que nous n’ayons pas visité…). Nous expliquons clairement notre situation et l’éventuelle probabilité hypothétique possible de ne pas être à la frontière à la date tamponnée sur nos passeports. Après plein de questions et 2 opérateurs nous rencontrons un officier qui nous précise que « unfortunetly » ils ne peuvent pas étendre notre durée de séjour car nous ne sommes pas un cas d’urgence. Effectivement, il n’y a pas de grève à l’aéroport le jour de notre départ, nous n’avons pas à supporter les conséquences d’une tornade et nous ne sommes pas à l’hôpital suite à un accident de voiture et vous savez quoi ? C’est tant mieux ! OK, ils ont leurs règles. Si nous dépassons, la prochaine fois que nous voudrions venir aux US il faudra avoir un entretien avec un officier et lui montrer tous les documents de réparations, commandes, envois, rdv…mais alors pourquoi ne pas le faire tout de suite ? Et il ajoute en nous congédiant que peut-être on aura de la chance… Un petit resto basque pour ce remonter le moral. Oui, oui, vous avez bien lu…un resto basque tenu par Suzanne (basque espagnole) et David toulousain). Ils se sont installés à SF, il y a un an, après avoir vendu leur petit resto en France qui vivotait. Ca alors, les commerces vivotent en France en ce moment ?? Ils ont été courageux et quittés la France parce qu’ils ne pensaient pas avoir d’avenir ! Qu’est-ce que la cuisine est bonne chez eux : du vrai pain, de l’Angus bien cuite, une petite sauce légère, de l’irroulégy…On reste 2h00 (www.basksf.com) ! Ils nous donnent le numéro de téléphone de leur avocat (spécialiste de l’immigration) au cas ou…Puis nous remontons et descendons Divisadero et Broadway une dernière fois ! Dire qu’il y a San Andréas quelques parts sous nos pieds. Pendant que la Californie vit tranquillement, la faille accumule la pression…

 

25 juin au 1 juillet: On réfléchi avec la base arrière et le Garagiste Fiat Sarlat qui nous aide beaucoup. Nous devons d’ailleurs ici remercier sincèrement mes parents et ce garagiste car ils font tous du bon travail ! Nouvelle commande en Europe pour changer tout le câblage de connexion. 10 jours à rester dans le camping…j’crois que cela ne va pas être possible… et dire que nous devons sortir des states le 13 juillet 2013 ! Les filles font leur programme :

8h30 à 10h00 : prendre soin des « biquettes » à la ferme.

10h30 à 11h30 : petites révisions d’été.

14h30 à 15h30 : rdv avec une bonne équipe de caldoches, québécois , suisses flamands et espagnols à la salle de jeux.

15h30 à 19h00 : piscine, escalade, ateliers peinture, trampoline. Je vous présente aussi Magloiry, l'amoureux transi d'Eve. Il lui offre des fleurs, court à côté d'elle lorsqu'elle fait du vélo, est triste quand elle ne le regarde pas grimper au mur d'escalade...C’est fou, comme une nouvelle vie pourrait commencer…juste quelques CV à envoyer…

24 juin: Nous avons dormis sur le parking de la marina de Sausalito. C’est un village sur l’eau de l’autre coté du GG Bridge. Sympa. Aujourd’hui nous allons à Petaluma pour réceptionner le nouveau connecteur que la base arrière (mes parents) nous envoie et pour nous poser dans un vrai camping avant la route vers Yellowstone (1573 km). Re-voyant rouge…je suis au bord de la crise cardiaque…le moteur « broute »…c’est certainement, encore et encore ces fichus connecteurs qui vont finir par nous ruiner le voyage ! J’en ai marre, je vais mettre le cc sur un train jusqu’à la côte est et nous irons en avion à Montréal ou New-York ! Le smartphone nous conseille un garage (marque européenne diesel) à Petaluma : The Garage ! Marty, le propriétaire du garage, nous coupe et rebranche correctement le connecteur n°2, mal branché et abimé par le garagiste de Palmdale. Il nous dit que peut-être la prise de contact sur l’injecteur n°2 est abîmée, que le câblage en amont des connecteurs est sec et a peut-être des microfissures et que le connecteur trois fonctionne mal. Bhouhouheugleugniaaan !! Tout n’est qu’hypothèse puisque le garagiste ne possède pas de mallette diagnostique pour van fiat (comme beaucoup de garagistes aux USA). Il nous dit de rouler, de voir si cela continu…ça continu ! Le lendemain, nous allons commencer nos démarches pour obtenir le métho de Didi (voir onglet Polyarthrite). Le moteur ne broute plus mais la lumière rouge reste allumée. Avec le nouveau connecteur juste reçu (merci les parents), nous retournons voir Marty (qui veut bien s’occuper de notre problème, ce qui n’est pas le cas de tous les garages ici). Il nous change le connecteur n°3 sur l’injecteur n°3. La lumière reste allumée. Le connecteur n°4 montre des signes de faiblesses lorsqu’on le tripote. Le garagiste nous conseille de rouler un peu, de refaire un plein et de voir.

23 juin: La Baie de San Francisco est dans la brume. Nous allons voir le quartier de Haight où Janis Joplin et Jimmy Hendrix vécurent puis nous poursuivons notre route jusqu’à Castro, le quartier Gay. Nous mettons Hervé dans Henry (Street) et nous continuons à pieds. Les bars de jours et de nuits sont noirs de monde ?!? Deux solutions : soit ils commencent tôt, soit ils finissent tard (il est tout de même 12h00). Ils sont tous en « after », c’est la Big Party, car le week-end prochain il y a 100 mariages gays de prévus à San Francisco (merci Obama). Certains couples gays et lesbiens attendent depuis plus de 10 ans.

Les filles sont équipées de leurs tête pivot aux yeux de chouettes, heureusement qu’il n’y a pas de lampadaire au milieu des trottoirs. On dirait des périscopes : « maman regarde le monsieur porte le même haut en dentelle que toi, c’est quoi ces bretelles qui tient ses bas ?… euh, c’est des déguisements ». « Diane, regarde ! La robe à paillettes du monsieur et ses chaussures à talons…il est trop belle ! ». ‘sont amicaux ici, ils se tiennent tous la mains. Et là on s’est tout de même mordu les joues pour ne pas rire : un homme nu, bien bronzé, bien épilé partout (ouiiii j’ai regardé, parce qu’après tout, il était là tout nu justement pour qu’on le regarde !). Il portait pour seul vêtement un carré de tissus noir sur le zgueï, noué dessous…tordant…On aurait dit la vieille Carmen Cru avec son fichu, manquait plus que la goutte au
« nez ». Les filles qui n’en pouvaient plus de regarder…ont fini par
le gêner ! J’imagine qu’il existe des carrés de tissus de toutes les
tailles car, si c’est trop grand t’es ridicule et si c’est trop petit, cela ne sert à rien. Je ne sais pas si ils ont le choix dans la couleur…non, il n’y a pas de contre-pétries. Eve : « est-ce que le monsieur se montre nu pour gagner de l’argent ? », « Non, il fait cela parce qu’il aime bien, parfois, nous sommes tous nus à la plage et bien lui il a le droit d’être tout nu dans ce quartier ». Tous les gays, lesbiennes et transsexuels, ont l’air heureux ici. Des couples sortent des maisons bien entretenues et nous sourient. C’est clair, nous sommes le seul couple hétéro avec enfants dans le quartier. C’est vraiment une autre planète et c’est tant mieux ! (cf : http://sfpride.org/)

22 juin: Nous traversons des champs de culture d’amandiers à perte de vue. Sous leurs "pieds", un sol est gris et au dessus leurs feuilles, flotte une odeur chimique. Nuit au Mount Diablo SP. Seuls dans le silence…ah non, nous avons une souris dans le camping-car. Cela paraît anodin, mais elle pourrait nous grignoter des gaines électriques. Donc achat de tapettes et « crime on board » à l’insu des filles...sauf qu'elles nous ont demandé où était la petite souris le lendemain matin...

 

21 juin: Retour et arrêt à Groveland…nous avions repéré un saloon à l’allée. Ce soir nous amenons les filles à un concert de rock dans ce saloon de 1852, encore dans son « jus ». Un vrai décor de cinéma. En Californie, les enfants ontdroits d’être dans les bars mais pas au comptoir. Enfin nous voyons les américains s’amuser. « Born on a bayou… », « I wanna be a dog… », « Stairway to heaven… », “Oh Gabrielle…et j’ai refusé, mourir d’amour enchainééé” non, là, je plaisante… « Jeanno les Vacances » n’est pas assez connu aux USA. Bref nous avons dansé, rigolé. Eve nous dit « c’est le plus beau cadeau que vous m’ayez fait ». Elle est toujours dans son trip cow-boy malgré les images de rodéo qu’elle a pu voir. Les cow-boys attrapent au l’assaut des veaux, attachent leurs pattes et les marques au fer rouge. Ca l’a un peu refroidie.

19&20 juin:Nous passons le Bay Bridge vers Oakland pour une randonnée à Yosemite. Les Américains estiment que c’est le plus beau Parc Nationale des USA. Tous les trails sont difficiles pour les enfants. D’ailleurs c’est un parc dédié à l’escalade. Nous marchons tout de même sur Hetch-Hetchy et dans la Valley de Yosemite pour admirer des cascades intégrant le club 10 des giants. Même à ras du sol c’est fantastique ! Les rangers donnent des directives à suivre lors d’une rencontre avec un ours :

1-Sur les sentiers, faire du bruit, car l’ours n’ira pas spontanément vers l’homme,

2-Si nez à nez : ne pas crier, ne pas courir, laisser un foulard, une casquette, une gourde devant soi et reculer lentement dans l’axe de l’objet, ne pas regarder l’ours dans les yeux,ne pas prendre de photo,

3-Si il y a des oursons, c’est plus compliqué mais toujours démontrer son départ du territoire de l’ours. Ne pas montrer que l’on a peur, mais cela est valable pour tous les animaux. Enfin, nous avons vu qu’un coyote !

16,17,18&19 juin: San Francisco !! Le Capitaine de la Marina nous laisse dormir 3 nuits gratuitement sur le parking, malgré les complaintes des propriétaires des maisons à 5 millions de dollars…qui sont derrière nous….huhuhu ! Nous sommes donc face à la baie, entre Le GG Bridge (plus connu sous son vrai nom : Golden Gate Bridge) et l’île d’Alcatraz. Nous pouvons rejoindre le centre ville à pieds. Evidemment San Francisco c’est géniiiiaaaal !! Je pense que nous avons fait tous les quartiers. Au début nous avons pris le cable-car pour monter et descendre les rues à 30° et décider d’un quartier où trainer nos sandales : nous visitons un sous-marin à Fisherman’s Warf et déambulons le long des Piers réaménagés, nous essayons de reconnaître les différents animaux sur les étales de « choses » séchées dans Chinatown, Thom lance un défi aux filles : attraper un glaçon avec des baguettes…Russian Hill, Union Square, Market, Civic Center, North Beach où l’on redécouvre la Beat Génération. Mouvement littéraire et artistique des années 50 aux USA, les beatniks étaient les précurseurs de la mouvance gay et hippy. Ce courant de pensées et d’actions est une référence aux USA car il a été le premier à ébranler l’Amérique Puritaine des années 60. Ce mouvement est intéressant parce qu’il se créée ou trouve son inspiration autant autour des milieux underground des grandes villes qu’à travers les espaces naturels de l’ouest par exemple. Une vraie culture, très présente à San Francisco. Thomas s’achète 2 livres de Jack Kerouac…et des disques. Je feuillette des Playboys de 1968 et 1975 et cela fait du bien de voir de vraie
femmes, pas « chirurgiquées ». Tu te dis, «tiens, elle a le même défaut que moi à la poitrine » ou « tiens, elle a un peu de cellulite » ou encore « elle n’est pas bien épilée sous les bras »…Quoi beurk, nous les femmes, on aime bien les « trappeurs » dans nos lits…alors…

15 juin: vues sur Big Sur, Carmel, Santa Cruz et Half Moon Bay. Très chouette. Ah oui, aujourd’hui nous avons baptisé le cc : Hervé pour RV (Récréational Véhicule).

14 juin: Le lendemain nous sommes sur la plage de Morro Bay et là une grosse surprise « sonne » : c’est Lucien et Ariane qui nous appellent de Bordeaux ! Nous avons tant de chose à nous raconter. Les filles souhaitent parler à Naël et Camille…mais ils dorment. Après le déjeuner, nous continuons sur l’US 1 pour rencontrer les éléphants de mer à Point Lobos. Nous n’avions jamais vu d’éléphants de mer. Dans cette colonie certains se battent à coup de nez, se grattent le bide, roulent, nagent…ils sont marrants à regarder. Si l’odeur du vinaigre d’algues existait, elle serait une bonne représentation des effluves aigre-iodées de ces animaux. Diane et moi avons eu l’idée d’un petit poème intitulé « Le Gros » :

 

C’est en sortant de l’eau

Que je ressemble à un veau

Mais mon gros nez pendant

Fait de moi un éléphant

Mon aisance au large, en rien s’annule

Lorsque mon gras sur le sable, ondule

La grâce de ma graisse vous grise

Mais quelque chose en moi se brise

Vos lazzis et quolibets me blaissent

Déjà la mer baisse, je vous laisse

Mon plongeon sera un dernier souvenir

Et je n’entendrai plus aucun rire.

13 juin: La côte californienne est très belle. Elle est ciselée et la végétation semble être un mélange de landes écossaises et de garrigues provençales. Nous ne savons pas quelle étape serait la mieux...mais nous avons envie de poissons et crustacés bien frais. Après le désert c’est normal ! Nous nous décidons pour le petit port de pêche de Morro Bay. Une promenade face au Pic Volcanic (au bout de la lagune). Sur les pontons nous « crackons » sur très bon restaurant. Les filles, qui n’aiment pas rester assises, vont observer l’art des deux cuisiniers du Sushis Bar. Ces 2 derniers flattés, font les pitres devant nos deux têtes blondes, qui se marrent : ils font semblant de ce couper les doigts, rigolent exagérément comme un asiatique sait faire. Les filles dégustent des morceaux de poulpes, des huitres, des crevettes crues (peuh! elles en ont vu d'autres…). Les cuisiniers leur préparent des micro-sushis et des clients leurs montrent des photos de pêche au gros. Enfin bref, elles font leur vie et nous oublient complètement…Nous? Il n’y a qu’un ballet d’otaries dans le port pour nous divertir. 
Voilà une très bonne soirée, nous nous préparons à payer mais le serveur nous dit « someone takes care off ». Qu’est-ce que cela veut dire…ça veut dire que quelqu’un à régler la note ! Qui voudrait payer une note de 130 $ ? Après avoir torturé le serveur nous payons un verre de leur meilleur cognac (c’est un japonais……) à Jim et nous discutons avec lui. Il nous dit qu’il a trouvé les filles belles, drôles et intelligentes (qu’est-ce qu’ils sont flatteurs aux US) et que c’est un plaisir pour lui (lui qui n’a plus besoin de travailler) de nous offrir le repas ! Ah bon, bon ben…

12 juin: Nous ne restons pas à Los Angeles car c’est presque impossible en cc, il n’y a pas de centre ville, juste Rodeo Drive (La rue où il « faut être »), des angles droits…déprimant…Tant pis pour la culture cinématographique Hollywoodienne. Nous ne goutterons pas la
Cobb salad, du nom du chef très connu. Elle se compose de laitue, tomate, œuf, poulet, bacon et roquefort. Incroyable, n’est ce pas ? Il a du se griller quelques neurones pour trouver la recette ! Je vous le dis, nos mères pourraient être millionnaires ! Nous préférons suivre l’US 1, une des plus belle route au monde ! Santa-Barbara : luxe, plage et culture kitch, semblent faire bon ménage. Nous partons visiter Purisma Mission, plus ludique que la Mission Espagnole de Santa Barbara (missions créées pour contrer l’arrivée des chasseurs Russes et anglais). En effet le musée nous renseigne sur la population indigène convertie (les Chumash), il y a une ferme, un potager et la Mission du 18ième a été entièrement rénovée en 1951 par des jeunes désœuvrés, suivant des méthodes traditionnelles (adobe…). Ces derniers ont ainsi pu avoir une vie meilleure échappant alors au banditisme. Ils sont les témoins d’un modèle de réhabilitation que les gouvernements successifs n’ont jamais poursuivi.

11 juin: Arrêt obligatoire à Palmdale, c’est là que nos ennuis vont vraiment commencer. Le tableau de bord arbore ce superbe voyant rouge (ce coup-ci c’est le symbole « moteur ») que nous aimons tant…désespoir…fed up with Fiat ! On nous conseille le garage Mc Cormick. Nous ne le trouverons pas et nous le regretterons. Un autre garagiste nous dépose la connexion n°2 de l’injecteur n°2 qui avait été dépannée au sud de l’Espagne. Le contact est pas bon…nous ne savons pas pourquoi. Il branche la nouvelle tête de connecteur que nous avions achetée chez Fiat Sarlat avant de partir pour remplacer la tête de connexion n°3 qui risque aussi d’être défectueuse sur ce modèle (dixit ingénieur Fiat). Mais il travaille mal…nous le comprendrons dans quelques jours. Le soir nous dormons face à l’Océan Pacifique à Ventura (au dessus Malibu) : banlieue chic de Los Angeles. Bonjour Danny Boon et Omar Ci et au revoir la Route 66 ! En fait nous la suivons depuis l’Arkansas. Les passages « témoins » sont surtout
en Arkansas, Arizona et au Nouveau Mexique (pour le sud des USA). Nous croisons les Clodos Angels, 4 parisiens qui s’offrent Chicago-Los Angeles en bécanes. ‘Sont contents d’leur trip. (voir www.pbs.org/lewisandclark).

10 juin: Nous sommes à Victorville prés du Lake Silverwood. L’endroit est bien mais le State Park est fermé à cause du manque de moyen. « Governador » Schwarzenegger (j’aimerai bien voir sa signature) a fait des choix pour cette 8ièmeéconomie mondiale ! Cependant, nous dormons gratuitement sur le parking.

9 juin: A Ludlow, « Pétage de fusibles » collectif dans le cc...je ne sais même plus pour quoi. Tout le monde sort du cc après le repas en levant les bras et en grommelant mais tout le monde revient 2 minutes plus tard pour essayer de se mettre à l’abri de la chaleur (insupportable) dans le cc qui profite de l’ombre du seul arbre à 10 km à la ronde ! Surtout ne pas s’énerver sous cette chaleur ! Encore quelques terres agricoles, survolées par des petits Cesna (qu’est-ce que tu fais comme métier… « agriculteur-aviateur ») puis c’est la Ca-li-for-nie, la Californie, entre terre et mer, le désert et la vie, c’est la Californiiiie ! Qui a écrit cette chanson ? Le premier qui donne la réponse a gagné une carte postale. Bref, nous passons la frontière de l’Etat à Needles : 40°C de 7h00 du matin à 22h00 le soir, c’est décidé nous n’irons pas dans la Death Valley! On fait les lardons dans la soupe chaude de la piscine. Impossible de se baigner dans le Colorado, il y a trop de courant. Le soir on se parle dans le noir sur des transats au bord du Colorado et soudain la musique de La Guerre des Etoiles « tonitrue » sur le fleuve…un « guy » passe sur son hors-bord à toute vitesse…le capitaine est peut-être l’acteur jouant Dark Vador…il ne s’est pas remis…tintintin tintada tintada, tintintintintatatintata. Georgette, la propriétaire du camping, nous offre la nuit (40$), des T-Shirt très sympas pour toutes les filles et pour Thomas une super casquette brodée au logo du camping « Rainbo » (cf www.RainboBeach.com). Maintenant, dés qu’il nous embête on l’appelle Rambo…il adore…c’est pour toutes les filles qu’il a embêté quand il était jeune ! Georgette nous dit que c’est la première fois que quelqu’un prononce correctement son prénom…pourtant cela fait longtemps qu’il ne s’utilise plus en France…mais nous ne lui disons pas ! Trop sympa Georgette, elle nous propose un tour de bateau sur le Colorado pour rejoindre une crique et revenir en se laissant dériver…très bonne idée…mais nous sommes pressés d’arriver sur la côte californienne.

8 juin: Nous ramenons la voiture de location à Show Low (1h00 de route…il n’y avait pas de loueur à Holbrook). 700 $ les 11 jours, c’est terrible parce que nous ne sommes pas allés chez « Mickey » (Orlando – Florida) car c’est ce que 2 jours nous aurez couté… Nous pique-niquons dans le parc de Flagstaff. Nous aimons bien cette ville (cela fait la troisième fois que nous y venons). Aujourd’hui nous rencontrons Kevin. Trop trop sympa Kevin. Un avocat qui peint des tableaux « réfléchis ». En les regardant on peut imaginer les points de soudure d’un circuit imprimé, mais fait avec des « gouttes » de peintures acidulées. Cette idée ingénue donne une esthétique « logique ». Bref, Kevin nous invite à un vernissage le soir même, autour d’un verre de vin. Mais il faut que l’on roule cette nuit pour avancer vers la Californie…nous avons pris du retard. Depuis nous donnons encore des nouvelles et nous espérons le revoir un jour. Kevin tu sais déjà que tu peux nous contacter si tu viens améliorer ton français en France !

7 juin: Spéciale remerciement à Von et toute son équipe car nous récupérons le cc en parfaite état de fonctionnement. Quel soulagement ! Von est très ouvert d’esprit, très compréhensif, très gentil. La dépense est pas énorme car il a fait attention, il n’a pas exagéré. Si vous avez un problème mécanique en Arizona, n’hésitez pas à aller au Wilkinson Garage à Holbrook !

Special thanks to Von and his team. We get the cc in perfect working condition. What a relief! Von is very open-minded, very understanding and very nice. The expense is not huge because he pays attention. He bare in mind that we could not spend too much, to carry out our project. If you have a mechanical problem in Arizona, do not hesitate to go to Wilkinson Garage in Holbrook!

6 juin: Au retour un petit arrêt à Vermillon Cliff : c’est le début du Grand Canyon qui est ici…petit. Ouiiii j’ai enfin dit « petit »! Ce soir pour l’anniversaire de mon chéri, nous nous offrons un vin blanc de l’Edna Valley (sud San Francisco) associé à un gros dos de cabillaud et petits légumes en papillote. Le chardonnay est un vrai caméléon. Bien sur nous retrouvons les arômes de citron et pamplemousse (et parfois fleurs de vigne) que l’on connait mais ici il développe des notes de fumé puis après 20 mn d’oxygénation, ses notes prennent une tendance toastée, voir torréfiée. Une très belle couleur jaune pâle brillant. Tout de même un peu trop crisps comme ils disent dans les pays anglo-saxons. J’offre à Thomas « The Ragged Trousered Philanthopists » (Les Gueux philanthropes) de Robert Tressel…mais non c’est une blague.

5 juin: Nous restons en Utah pour découvrir une nouvelle expression de
l’ancienne présence de l’eau et de l’érosion. Une randonnée de 3h00 à travers les Hoodoos de Bryce Canyon … et bientôt une cinquantaine de photos à trier ! Nous restons 30 mn à observer 5 Pronghorns (sorte d’antilopes à cornes fourchues) en train de brouter. C’est magique l’Amérique.

2,3 et 4 juin : Si vous deviez choisir un Parc National dans l’Ouest, avec une grande hésitation, je conseillerai Zion (Utah) !! Nous avons passé une super soirée avec Rob, Benedict (2 allemands) et Camille, Léa (2 marseillaises). L’ambiance était très sympa autour du feu et des marshmallows grillés, dégueux, qu’il faut coincer entre les 2 biscuits chocolatés d’un petit prince.

-« Tu manques de glucose ? »

-« Nan »

-« T’aimes pas le sucre ? »

-« Naan »

-« t’es un randonneur ?

-« ouais »

-« donc t’as besoin de sucre ».

Nous avons fait un peu trop de bruit, du coup le célibataire d’à côté c’est plaint au ranger du campground. Ououououh, le lendemain matin, le « air-marine-rapporteur » a « mangé chaud » : Thomas et Rob, d’une tente à l’autre, l’imitaient en train de faire ses exercices de musculation. Thomas portant les bidons d’eau vides à bout de bras et Rob mimant les pompes (sans oublier les gants pour ne pas se salir les mains). Et Tout le monde de rire, sauf lui, qui de toutes manières à rien vu puisqu’il regardait ses muscles se contracter et se titillait le téton…dixit Thomas.

Les randonnées sont ma-gni-fi-ques !! Thomas a découvert la très renommée «Narrows Trail » seul. C’était trop difficile pour les filles. Certains passages dans l’étroit canyon, nous obligent à avoir de l’eau jusqu’à la taille. Nous sommes donc allées nous baigner toutes les 3 dans la rivière au bout du campground. Les filles ont pu commencer à remplir leur petit manuel de Zion pour devenir Junior Ranger : reconnaitre des empreintes, savoir les règles d’un Parc Nationale, repérer la pollution durant les randos….Cela leur a bien plu. Elles ont répondu aux questions, prêté serment devant un Ranger et obtenu leur badge…grand moment. Depuis nos Junior Rangers prennent leur rôle très au sérieux…plus le droit de s’assoir sur un pissenlit…Sinon nous avons marché sur « Angel Landing Trail ». Beaucoup de gens étaient étonnés de voir des enfants à l’arrivée. Ce fut très dur mais quel spectacle !! Nous avons croisé des Bighorn Sheeps (sorte de
mouflons) et des wild-vultures.

1er juin : « Don’t miss the Grand Canyon ». Nous ne voulions pas spécialement voir le Grand Canyon. Mais les américains rencontrés sont convaincants lorsqu’il s’agit de parler de leur pays. En fait aux Etats-Unis, il faut se laisser guider par les clichés. Evidemment les mensurations du Grand Canyon dépassent notre imagination…c’est agaçaaaant parce qu’ils ont raison et que le grand canyon est VRAIMENT à voir. Thomas discute avec un Navajo qui nous pose des questions sur notre présence ici. Il est intrigué du fait que nous ne fassions pas partis d’un voyage organisé. On lui raconte…il nous avoue « I don’t know nowhere ». En fait il n’a jamais bougé, ne connait que le grand canyon et c’est une sorte de regret qu’il livre à des inconnus. Il faut savoir qu’autour du grand canyon, il n’y a rien que de la poussière et des caravanes isolées (c’est l’autre face des USA), le peuple indien survit. Avant d’avoir besoin de l’électricité et des routes, ils vivaient ensemble dans le Canyon. Il nous demande, un peu gêné (comportement typiquement indien où il faut respecter la sensibilité de chacun), si nous avons économisé plusieurs années pour faire ce voyage, notre réponse le choc. Son rêve, c’est d’avoir sa propre maison alors que nous n’hésitons pas à vendre la notre. Nous nous quittons chaleureusement. Les filles aujourd’hui ont vu des Mule Deers (biches, faons, cerfs).

1er juin : Nous souhaitions faire une randonnée autour du Lake Powell. C’est un énorme lac aménagé (comme beaucoup d’autres) pour satisfaire la consommation d’eau de Californie dont les nappes phréatiques dépérissent. Je trouve les américains particulièrement gaspilleurs en tout (eau, essence, plastic, bois…). Nous avons compris pourquoi tous les américains passent leurs vacances sur l’eau du lac ou dans le Glen Canyon…nous avons arrêté au bout d’une heure car nous avions trop chaud ! Au retour un Road Runner traverse devant la voiture. C'est un espèce de poulet haut sur pattes, on peut voir sa hupette bleutée zigzaguer à travers le maquis.

31 mai: Nous quittons l’Arizona pour le Colorado (1er Etat des USA en 1893). Nous aurions pu choisir Chelly Canyon, Canyonlands , Arches et tant d’autres superbes parcs, nous continuons vers Mesa Verde (Indiens Pueblos). Pour l’instant et pour nous, cet endroit, n’est autre que le décor du Bouncer, la BD Western de Boucq. Mais c’est la vallée de la Dordogne…enfin des vieilles pierres (1400 ans) et des histoires ancestrales (peuple des Anasazi) !

30 mai : Les photos des prochains 10 jours, seront plus explicites que tous mes commentaires. Les Parcs Nationaux et Territoires Navajo sont vraiment exceptionnels et uniques au Monde. Mes mots ne suffiront pas à expliquer nos impressions. Le premier sur le parcourt : Monument Valley (propriété de la Tribu Navajo). "Tsé Bii' Ndzisgaii" ou La Vallée des Rocs, sera pour nous un impérissable souvenir. Ici, rien ne peut arriver, ici, l’homme ne peut avoir de mauvaise pensée tant son esprit est occupé à assimiler la Grandeur de la Nature. West Mitten Butte, East Mitten Butte et Merrick Butte et toutes les autres veillent. On prend conscience que ces monolithes de grés rouge sont nés il y a 270 millions d'années. Pour l'instant, La Terre nous accorde un bref passage pour admirer ses œuvres…Les indiens prétendent que c’est une Terre Sacrée, je crois qu’ils ont raison. Un film est en cours de tournage, nous écrivons le notre ! Tout l'aprés-midi, Eve rêve d'une chevauchée fantastique à travers la vallée…j’espère qu’elle réalisera un jour ce rêve ! Diane fait pipi derrière Merrick Butte, ça va elle est bien cachée!

29 mai : Après notre deuxième journée dans le parc…le symbole rouge de la batterie s’allume sur le tableau de bord…Panique à bord…le smartphone nous propose un garage à Holbrook…25 km. Nous dormons sur le parking de ce garage et attendons l’ouverture du lundi matin. Le lendemain à 12h00 le pronostique de Von (le gérant) tombe : l’alternateur est mort, la batterie ne charge plus, elle est juste maintenue par les batteries auxiliaires de la cellule ! Noooooooooon pas ça, pas ici, pas à…Holbrook ! Von nous demande 3 jours pour essayer de trouver un alternateur compatible avec notre moteur.Soit, allons à la découverte de Holbrook…1 piscine, okay pas mal, 1 salle de cinéma, ouaih, des magasins de souvenirs qui vendent des « tranches » de troncs pétrifiés, mouaih ; Une vieille boutique de patch de blouson de motard, tenu par un vieux monsieur avec qui nous discuterons longuement (nous avons que cela à faire), et qui a dans un coin de son magasin des améthystes et des opales blanches-irisées taillées !?! Je cherche des opales depuis 1 an et là dans ce trou (Holebrook) j’en trouve à 5$ le carat ! Je ne vous le cache pas, j’en ai pris deux ! Voilà on lambine…on dort pas, parce que le train passe à 100 m du garage (le passage d'un train au USA dure 10 minutes car les 3 locomotives, qui font un bruit d'enfer, tirent au moins 100 wagons chargés de 2 containers de 40 pieds)…on discute avec les mécanos…Von pensait avoir trouvé, à deux reprises (je vous raconte pas nos fausses joies), un alternateur sur le continent nord américain (y compris Canada) mais les stocks n’étaient pas à jour. Rassurez moi, ce ne sont pas les américains qui ont inventé les méthodes de gestion de stock (Fifo, Lifo…) et les ratios de turn over ? Von nous dit qu’il va faire réparer l’alternateur sur Phoenix, mais qu’ils ont besoin de pièces qui sont à San Francisco, so « rent a car and have fun », revenez dans 10 jours. Nous achetons une tente et deux matelas 2 places (nous avons le reste) et nous voilà partis en voiture vers le Wild Wide Ouest!

25 mai : Arrivée à l’Ouest ! Très exactement à Petrified Forest en Arizona, notre deuxième Parc National. Il faut suivre les voies goudronnées pour découvrir les différents sites du Parc (Painted Desert, Giant Logs, Crystal Forest…) pas le droit de sortir des sentiers, mais c’est, comme d'habitude, bien organisé et nous découvrons différents paysages encore jamais vu jusqu’à maintenant. Ici, c’est le monde minéral qui domine. Il ne nous quittera pas avant notre arrivée sur la côte Californienne. Nous pensions trouver, bêtement, une forêt verticale et bien non, les arbres, qui n’ont plus un gramme de cellulose et de phloème, ont été conservé dans des torrents de boue, ils sont donc couchés…Je vous présente, grâce à l’alchimie de la nature, des troncs de 200 millions d’années…

La dernière remarque...

Mais dans quel pays a-t-il trouvé son "K-way"??

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